30 mars 2008
Retour
Finalement, j'ai décidé de revenir à mon premier blogue et à mon premier hébergeur.
Pas le temps de m'occuper des deux et de mieux connaître le fonctionnement de CanalBlog.
Je reviendrai peut-être poster des photos ici car elles sont mieux mises en valeur que chez Hautetfort.
27 mars 2008
Le roi a fait battre tambour
Ce n'est pas Montespan...
dont l'histoire est racontée par Jean Teulé
Le roi a fait battre tambour
Le roi a fait battre tambour
Pour voir toutes ces dames
Et la première qu'il a vue
Lui a ravi son âme.
Marquis, dis-moi la connais-tu ?
Qui est cett' joli' dame ?
Et le marquis l'i a répondu:
" Sire roi, 'est ma femme!
- Marquis tu es plus heureux qu'moi
D'avoir femme si belle,
Si tu voulais me l'accorder
Je couch'rais avec elle.
- Sire, si vous n'étiez pas le roi
J'en tirerais vengeance,
Mais puisque vous êtes le roi
A votre obéissance.
- Marquis, ne te fâche donc pas,
T'auras ta récompense,
Je te ferai dans mes armées
Beau maréchal de France.
- Habille-toi bien proprement
Coiffure à la dentelle
Habille-toi bien proprement
Comme une demoiselle.
Adieu ma mi', adieu, mon coeur
Adieu mon espérance,
Puisqu'il te faut servir le roi
Séparons nous d'ensemble.
Le reine a fait faire un bouquet
De belles fleurs de lyse
Et la senteur de ce bouquet
A fait mourir marquise.
Chanson du Saintonge (XVIIème siècle)
25 mars 2008
Crève-coeur
Aujourd'hui je vais être obligée de supprimer le lien d'un blogue ami.
C'est un crève-coeur car c'est celui d'un poète, le seul blogue de poésie que je fréquentais car différent de tous ceux que j'ai pu rencontrer jusqu'à ce jour.
Un poète loin de la mièvrerie comme de l'écriture dite automatique ou apparentée.
Une poésie travaillée, musicale et fluide, sans métaphores vides et inutiles.
Hommage à Aliscan qui s'en va.
J'aimais aussi sa thématique sur le temps, sa sensibilité à l'enfance
-dans ce domaine heureusement il nous reste Bruno-
la sobriété et l'élégance de sa présentation.
Je le regrette, mais je comprends le sentiment d'usure et de lassitude.
Le départ d'Aliscan pour moi renouvelle cette question :
pourquoi bloguons-nous ?
Pour qui ?
Et pourquoi cessons-nous de le faire ?
24 mars 2008
Penser à l'avenir du Tibet
NouvelObs.com
Mon dernier billet sur le Tibet n'était en aucun cas un plaidoyer pour le régime chinois. Je voulais seulement éclairer la situation complexe de ce pays, complexité qu'on ignore chez nous, en Europe voire en Occident.
Je me méfie de l'opinion publique internationale qui fonce parfois à tête baissée dans la dénonciation d'une situation existante sans se préoccuper de l'avenir.
Je me souviens, dans les années 60 de la mobilisation (certainement justifiée) contre le Shah d'Iran et le soutien apporté à Khomeiny.
Je fais une très grande confiance au Dalaï-Lama, qui a beaucoup appris et évolué au cours de son exil. On peut le comparer à Mandela et je pense qu'il pourra jouer au Tibet le même rôle.
Car les négociations étaient engagées avec le gouvernement chinois : il faut espérer que les manifestations ne les auront pas fait régresser.
Quant au boycott, aussi bien des jeux que de la cérémonie d'ouverture, il ne peut que faire reculer la cause qu'il défend.
N'oublions pas une constante de la culture et de la mentalité chinoise : NE PAS PERDRE LA FACE.
Si les Chinois perdent la face à l'occasion des jeux, ILS DURCIRONT LEUR POSITION.
"Le dalaï lama se dit prêt à démissionner
Alors que la Chine accuse le leader spirituel et "sa clique" d'être derrière les violences qui secouent le Tibet, le dalaï lama affirme qu'il n'a pas de prise sur la situation. Il appelle Chinois et Tibétains à vivre "côte à côte" et est prêt à démissionner si la situation se dégrade.
Renoncer à l'indépendance
Wen a souligné que la Chine ne
consentira au dialogue avec le dalaï lama que lorsque le chef spirituel
en exil "sera disposé à abandonner sa proposition de soi-disant
indépendance tibétaine".
Le soulèvement des Tibétains dans leur
capitale de Lhassa, le plus dur contre le pouvoir de Pékin depuis près
de deux décennies, a été réprimé durement par la police chinoise qui a
fourni un bilan officiel de 16 morts et des dizaines de blessés. Le
gouvernement tibétain en exil évoque de son côté plus de 80 morts.
Wen Jiabao a indiqué à l'occasion de cette conférence de presse que les autorités chinoises avaient agi avec la plus grande retenue vis à vis des manifestants, soucieux de rassurer la communauté internationale à seulement cinq mois des Jeux olympiques de Pékin sur lesquelles planent des menaces de boycott.Sur ce sujet, le Premier ministre chinois a accusé les Tibétains de vouloir saper les efforts mis en place par Pékin pour l'organisation de cet événement sportif planétaire.
(avec AFP, AP)
NOUVELOBS.COM | 18.03.2008 | 10:21
22 mars 2008
Se réapproprier les Glières
Le mari de Carla, qui se trouve être aussi notre président de la république, s'est approprié le site des Glières pour assurer sa rédemption personnelle.
Site mythique de la Résistance comme le Vercors.
Pourtant le site des Glières n'est pas récupérable surtout à des fins de communication personnelle.
D'anciens Résistants savoyards dénoncent cette récupération.
http://www.fsd74.org/article.php3?id_article=1068
Ce plateau fut un haut lieu de la Résistance, en raison de son territoire montagneux et difficilement accessible permettant l'installation d'un maquis, comme au Vercors. Le plateau des Glières fut donc choisi en janvier 1944, pour recevoir les parachutages d'armes.
Dénoncés par des miliciens du Grand-Bornand et repérés par l'aviation ennemie, les maquisards furent massacrés en grand nombre : 149 ont été tués.
Aujourd'hui le plateau est un lieu apprécié de randonnées et ski de fond.
Mais un mémorial et un musée rappellent le sacrifice des Résistants.

Leonard Cohen à Lyon
Après quinze ans d'absence sur scène
Leonard Cohen sera à Lyon
le 9 juillet 2008
dans le cadre des Nuits de Fourvière.
http://www.nuitsdefourviere.fr/
17 mars 2008
J'étais au Tibet
L'an dernier, à cette période ou presque, j'étais à Lhasa où je suis restée dix jours. J'ai visité tous les grands monastères du bouddhisme tibétain. Je mesure aujourd'hui comme il est difficile de parler du Tibet mais j'ai pourtant envie de le faire.
Le Tibet est sous contrôle chinois depuis le XVIIème siècle. Des tentatives d'annexion ont été entreprises à l'époque moderne, par les Britanniques d'abord puis par les Russes.
Les Chinois l'ont repris en main en 1950 en commettant les exactions que l'on sait. Pendant la Révolution culturelle plus particulièrement, la religion boudhiste a été violemment réprimée comme toutes les religions et dans toute la Chine.
Les monastères ont été rouverts, restaurés mais sous contrôle.
Les événements récents me posent question mais surtout par rapport à l'avenir.L'agitation de la diaspora tibétaine ne me semble pas refléter tout à fait la réalité du Tibet actuel où la situation est très complexe.
Tout d'abord les jeunes tibétains qui n'ont pas connu les pires moments des violences chinoises mais ont goûté à la modernité et j'en ai rencontrés, tout en souhaitant garder leur culture ne désirent pas pour autant revenir en arrière.
Ainsi cette jeune femme dont nous parrainons le fils et qui parle français.
En 1950, et là a été la faiblesse du Tibet, le pays était une société féodale et théocratique. Les parents de cette jeune femme étaient esclaves et n'avaient même pas de nom. Les supérieurs des grands monastères et les familles nobles dominaient une population illettrée, et qui l'est encore largement. Ce sont ces nobles qui ont suivi le Dalaï Lama
en exil. Voilà pourquoi à mon avis on ne peut rien attendre de la diaspora.
En revanche, une solution pour le Tibet passe par le retour du Dalaï Lama à Lhasa.C'est certain. A condition toutefois qu'il revienne en tant que chef religieux, c'est finalement ce qu'attendent les Tibétains restés au pays. Non comme chef politique... sinon on revient à une théocratie, régime difficilement défendable. Des négociations étaient bien avancées avec les Chinois et seul l'avenir pourra nous dire si les manifestations de ces derniers jours vont les accélérer ou les retarder.
L'enjeu du Tibet est l'enseignement et l'éducation pour faire émerger une société qui respecte la culture tibétaine en l'inscrivant dans la modernité. C'est le souhait de cette jeune femme qui a eu la chance de pouvoir étudier le Français.
Un dernier mot sur les moines.
Je ne pense pas non plus que leur accession à la tête du pays soit une solution à espérer, pas plus que celle de tous les religieux dans quelque pays que ce soit. Je n'ai pas éprouvé à leur égard une sympathie démesurée. Point de vue personnel.
Sur cette photo ils se livrent à une forme de débat théologique un peu curieux. Je n'ai à aucun moment ressenti en parcourant ces monastères, la présence de spiritualité mais par contre l'omniprésence de l'argent. On marche sur les coupures de monnaie déposées par les pèlerins, il y en a partout. Contrairement aux religieux de nos monastères qui partagent leur temps entre le travail et la prière, les moines tibétains vivent exclusivement d'aumônes et des offrandes de leurs fidèles.
Et vivent plutôt bien.
C'est d'ailleurs il faut le dire la principale raison de l'entrée au monastère comme ça l'était chez nous au XIXème siècle.
Enfin je ne suis pas sûre que le slogan Tibet libre soit la voie à suivre si l'on entend par là une séparation totale. Plus de liberté dans une région qui fait déjà parti des régions autonomes chinoises, c'est certain.
Plus de liberté d'expression, c'est évident comme pour toute la Chine.
Mais je doute qu'une autonomie complète soit économiquement viable.
Que le pays retrouve paix et sérénité. 

13 mars 2008
Parce qu'il y a toujours un printemps.
Parce qu'il y a toujours un printemps et une fenêtre ouverte sur l'Avenir
et l'à venir
et l'Inattendu
ces primevères de mon jardin
parmi lesquelles se cache la discrète violette.
11 mars 2008
Histoire de fils
Je profite de ce que ce blogue a encore peu de visiteurs pour aborder un sujet plus intime, ce que j'ai une certaine répugnance à faire.
Je vais passer par une histoire connue.
Un homme avait deux fils.
Le plus jeune demande un jour sa part d'héritage, s'en va à l'étranger et la dilapide. Quand il est dans la dèche, il revient chez son père qui l'accueille les bras ouverts et organise une grande fête. Le fils aîné, le sérieux, est jaloux...et n'admet pas que son père soit aussi bienveillant avec le fils insouciant. Cette histoire est connue sous le titre de "l'enfant prodigue".
En fait, l'histoire de mes fils est différente, sinon que l'un me préoccupe et l'autre pas. Heureusement j'ai aussi une fille entre les deux...
Mon fils aîné, qui a toujours été plus fragile, mais sans problèmes, a 33 ans et vient d'être diagnostiqué psychotique, tendance paranoïaque. Cela se soigne très bien mais il refuse de se soigner, ne se considérant pas malade. Faute de soins, la maladie risque de s'aggraver... Il est marié à une jeune femme charmante qui pour l'instant le soutient. Il ne dilapide pas d'argent, mais ne travaille pas et s'enferme dans l'isolement. Le verrons-nous un jour revenir dans notre monde de la réalité même si ce monde est, dit-il, pourri ?
Mon plus jeune fils, peut-être par réaction, s'est au contraire jeté dans la compétition pour la réussite professionnelle, presque à outrance...
Difficile d'être chahutée entre de tels extrêmes.
Moi qui rêvais d'eaux calmes et tranquilles pour naviguer sereinement jusqu'à la fin de la vie.
Autrefois on faisait du ski
Ma petite-fille de bientôt quatre ans est montée cette année pour la première fois sur des skis. Accompagnée par son papi adoré, elle a démarré avec joie dans ce qui n'est pour elle qu'un jeu.
En la regardant avec amusement, je n'ai pu m'empêcher de penser :
Quand elle aura mon âge, ne dira-t-elle pas aux générations plus jeunes : "autrefois il y avait de la neige sur les montagnes et on faisait du ski" ?





